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  • Julie HE

Oser y aller, suivre son intuition et plonger dans l’inconnu

L’Un-connu

Lorsque véritablement nous mettons les pieds là, nous lâchons la tour de contrôle qui raisonne tout pour entrer dans la dimension ou tout résonne...

Entrer dans l'inconnu c'est se réveiller d'un long sommeil durant lequel nous avions cru tout savoir et tout contrôler; un sommeil durant lequel nous avons joué au bourreau, à la victime ou au sauveur de ces "choses et de ces "personnes" séparées de nous; nous sommes alors complètement identifiés au rôle que nous jouons et sommes pris dans « le film » de notre vie.

L'Un-connu est le monde occulte de la co-naissance; occulte car caché à l'oeil qui ne voit encore qu'à travers le voile de l'illusion, pris dans le film. Pour connaitre, il faut inévitablement se mouiller les pattes et aller là, pile à l'endroit que nous cherchions éviter... En nous. Pour accéder à la connaissance, il nous faut renoncer au désir de savoir. Le « vouloir tout savoir » est un engrenage qui alimente la poursuite du film car il nous maintient dans le monde du mental, du raisonnement, de la rationalisation.

Celui qui ne descend pas, ne montera pas.

Il s'agit de descendre dans notre monde intérieur, notre univers émotionnel, celui du ressenti, sans chercher à faire barrage où à commenter, le commentaire étant une sortie immédiate de ce qui se passe vraiment par un retour à l'intellect qui ne peut s'empêcher de raconter des histoires. Cette descente est un passage que bien des personnes tentent d’éviter...


Entrer dans la matière la plus dense, la plus ombrageuse de notre monde émotionnel est comme la traversée de la nuit; et le moment où la nuit se fait la plus noire est l’arrivée au point de bascule avec la percée du jour : l’aube, la lumière. Ne pas s'aventurer à traverser cette nuit, c'est quelque part s'enfermer dans un monde d'entre-deux, illusoire, sans ombre ni lumière véritables. La vie devient une accumulation asphyxiante de savoirs douteux et de suppositions qui n'ont rien à voir avec l'expérience de la profondeur des choses.


Lorsque nous nous pénétrons et entamons le chemin de la connaissance, le jugement disparait progressivement. Il n'est pas possible de connaitre quoi que ce soit qui ait été rejeté, ignoré, jugé et la connaissance semble éliminer naturellement tout élan à le faire car de là émergent de profondes compréhensions.

Le hasard n’existe pas, ombre et lumière, matière et esprit, tout est là. Nous ne pouvons rencontrer l’un sans rencontrer l’autre et nous avons tout ce qu’il faut pour accueillir ce que nous avons cherché à éviter.









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