Un mur au début. Le craquement de ce qui est sec, de ce qui s'est refusé à l'ouverture, à la caresse, à l'offrande, à la possibilité et au laisser-passer. Puis, inévitablement, un craquage, même minuscule, une fissure, un appel d'air, une fenêtre étroite sur l'autre côté... Un laisser-passer. Et se retrouver nez à nez avec l'étonnement d'y découvrir son propre émerveillement ; celui qui jaillit depuis la reconnaissance que même dans les coins de matières les plus apparemment désolés, rêches et sans espoir, se trouve absolument toujours la Sève de Vie, ce qui est et permet le jeu de la manifestation tout en étant au-delà. 

Un rideau de pluie alors, de larmes, une cascade, une douche légèrement salée qui nous lave et réveille la Mémoire se trouvant dans toutes nos cellules - ne les entends-tu pas chanter en choeur déjà, nos cellules ? - pendant que le Coeur Lui sourit un : enfin !

Et laisser couler...